Aller au contenu
ceclair
  • Actualités
  • Business
  • Efficacité
  • Finance
  • Technologie
  • Société
ceclair

Cartes Visa adossées à des stablecoins arrivent en Europe

2149117818
  • Finance
  • 28/07/2025
  • Alexandre

Sommaire

Toggle
  • Comment fonctionne une carte Visa adossée à des stablecoins
  • Pourquoi Visa mise sur les stablecoins maintenant
  • MiCA : le nouveau cadre européen pour les stablecoins
  • La réponse française : licences ACPR et cas pilotes
  • Partenariats et offre de marché dans le sillage de la carte Visa stablecoin

Au début de 2025, Visa a confirmé que son programme de cartes liées à des stablecoins, développé avec Bridge, plateforme d’orchestration crypto rachetée par Stripe, serait étendu à l’Europe après un pilote en Amérique latine.

La promesse est limpide, le consommateur paie en USDC ou tout autre stablecoin, et le commerçant reçoit aussitôt des euros, sans friction de change ni délai de règlement. Le moment est idéal.

Depuis le 30 décembre 2024, le règlement MiCA (Markets in Crypto‑Assets) s’applique intégralement dans l’Espace économique européen, offrant un cadre unique pour les jetons à valeur stable.

En France, l’AMF et l’ACPR délivrent désormais des licences aux prestataires de services sur actifs numériques (PSAN), créant l’environnement réglementé nécessaire pour que des cartes Visa adossées à des stablecoins opèrent en toute sécurité juridique.

Comment fonctionne une carte Visa adossée à des stablecoins

Le procédé évoque un bureau de change invisible. L’utilisateur charge sa carte avec des stablecoins comme l’USDC. Lorsqu’il paie à Lyon ou Toulouse, Bridge effectue le règlement sur la blockchain, le convertit en euros et crédite le commerçant via le réseau Visa, le tout en quelques secondes, 24 h / 24.

La transaction est autorisée comme un paiement Visa classique, mais la compensation se fait sur blockchain. D’après Visa, les paiements en stablecoins représentent déjà 6,4 trillions de dollars en volume annualisé et progressent de 63 % d’une année sur l’autre, tandis que l’offre en circulation de ces jetons a atteint 252 milliards de dollars en 2025, soit +46 %.

Cette infrastructure assure une liquidation instantanée, même le week‑end, ce qui reste impossible avec les anciens réseaux de cartes. Pour l’usager français, le choix de l’actif qui viendra alimenter la carte devient donc crucial. La question quelles crypto a acheter revient ainsi de plus en plus souvent.

Le choix n’est pas anodin. Les données Chainalysis montrent que les stablecoins ont représenté en moyenne 52,36 % de toutes les transactions crypto jusqu’à 1 million de dollars en Europe occidentale entre juillet 2022 et juin 2024, une part supérieure à celle du bitcoin et signe d’une préférence régionale pour les jetons stables.

Le combo Visa‑stablecoin arrive ainsi sur un marché où la moitié de l’activité crypto de détail tourne déjà autour des monnaies indexées. Côté infrastructure française, Fipto a décroché en mars 2025 le statut d’établissement de paiement auprès de l’ACPR.

La fintech traite déjà des paiements d’entreprise en USDC et prépare son intégration, ce qui devrait faciliter l’émission de cartes pour les entreprises françaises réglant fournisseurs ou salariés en stablecoin.

Pourquoi Visa mise sur les stablecoins maintenant

Pour Visa, les stablecoins constituent le pont naturel entre la monnaie fiduciaire et la liquidité sur blockchain. Jack Forestell, directeur produits et stratégie du groupe, estime que le moment est venu de déployer à l’échelle mondiale ce qui, jusqu’ici, restait à l’état de pilote.

L’argument n’est pas seulement stratégique : au deuxième trimestre 2024, le volume traité en stablecoins dépassait déjà celui de l’ensemble du réseau Visa, selon un rapport d’a16z Crypto, preuve que la concurrence pourrait venir de l’extérieur si l’entreprise restait immobile.

En Europe, la progression impressionne tout autant. Chainalysis calcule que la valeur mensuelle des transactions en stablecoins inférieures à un million de dollars a augmenté 2,5 fois plus vite qu’en Amérique du Nord au cours de l’année écoulée, avec des pics de 15 milliards d’euros par mois en 2024.

Ce bond coïncide avec la clarté réglementaire introduite par le règlement MiCA, qui fixe des exigences de réserves, d’émetteur et de gouvernance pour les « e‑money tokens ». La France se place en première ligne de cette régulation.

En publiant la liste des DASP enregistrés et agréés, l’AMF apporte visibilité et confiance au marché, permettant aux émetteurs de cartes stablecoin d’être reconnus comme établissements de paiement sous supervision locale, condition essentielle pour une adoption de masse.

MiCA : le nouveau cadre européen pour les stablecoins

Le règlement MiCA est entré en vigueur dans l’Union européenne le 29 juin 2023, mais ses chapitres consacrés aux « e‑money tokens », c’est‑à‑dire les stablecoins adossés à des monnaies fiduciaires, s’appliquent dès le 30 juin 2024. Le reste des dispositions est devenu effectif le 30 décembre 2024.

Concrètement, le texte harmonise les exigences de réserves, de gouvernance, de transparence et d’audit pour tout émetteur souhaitant proposer des stablecoins dans l’Espace économique européen, mettant fin au patchwork réglementaire en place depuis 2019. La France l’a transposé sans délai.

L’Autorité des marchés financiers (AMF) a ouvert une voie accélérée afin que les prestataires de services sur actifs numériques (PSAN) déjà enregistrés migrent vers la nouvelle licence européenne. Ces PSAN disposent d’une période de transition jusqu’au 30 juin 2026 pour obtenir le label MiCA, le régulateur ayant toutefois prévenu que l’échéance ne sera pas repoussée.

Cette consolidation profite directement au consommateur français qui envisage d’utiliser une carte Visa adossée à l’USDC. L’émetteur du token doit conserver 100 % des réserves en euros ou en dépôts bancaires garantis, publier régulièrement des rapports de liquidité et se soumettre à la supervision permanente de la Banque de France via l’ACPR.

Cette alliance de transparence et de contrôle explique pourquoi, selon Chainalysis, les stablecoins représentaient déjà 52,36 % de toutes les transactions crypto de détail en Europe centre‑ouest entre juillet 2022 et juin 2024, atteignant des pics de 15 milliards de dollars de flux mensuels avant même la pleine application du MiCA.

La réponse française : licences ACPR et cas pilotes

Moins de cinq mois après l’entrée en vigueur complète du règlement, la fintech parisienne Deblock est devenue, le 23 mai 2025, la première entreprise à obtenir un agrément au titre de MiCA en France, numéro A2025‑001.

Ce passeport européen autorise la start‑up, fondée par d’anciens cadres de Revolut et Ledger, à proposer des comptes multidevises et des débits en cryptomonnaies dans toute l’UE, ouvrant la voie à des cartes permettant de dépenser des stablecoins et se réglant instantanément en euros.

Côté infrastructure B2B, Fipto a reçu, le 27 mars 2025, la licence d’établissement de paiement de l’ACPR.

Cette autorisation permet à la plateforme d’envoyer et de recevoir des paiements fiat pour compte de tiers, de les convertir en stablecoins sur blockchain et de restituer quasi immédiatement la liquidité aux entreprises françaises, réduisant la dépendance aux correspondants bancaires internationaux.

Le rapport annuel de l’ACPR note que l’autorité a échangé avec 89 projets fintech en 2023 pour préparer la mise en œuvre de MiCA, parmi lesquels un groupe de travail commun avec l’AMF sur la certification des smart contracts. D’autres pilotes devraient donc voir le jour en 2025.

Cette agilité réglementaire tranche avec l’attentisme d’une partie du marché. Le régulateur rappelle que quiconque manquera l’échéance de 2026 ne pourra plus recruter de nouveaux clients en France, confortant l’idée qu’une licence précoce, comme celles de Deblock et Fipto, offre un avantage compétitif notable.

Partenariats et offre de marché dans le sillage de la carte Visa stablecoin

L’arrivée de la carte Visa opérée par Bridge inspire un écosystème de produits similaires. Kast, plateforme mondiale de services bancaires en stablecoins lancée en 2024, permet déjà aux résidents français de créer une carte Visa virtuelle en moins de trois minutes et de dépenser USDC ou USDT sur 150 millions de terminaux, avec du cashback directement en stablecoin.

La concurrence ne s’arrête pas à Visa. En mai 2025, Mastercard a annoncé un partenariat mondial avec MoonPay pour que les wallets crypto émettent des cartes instantanées adossées à des soldes en stablecoins, acceptées dans plus de 150 millions de points de vente.

L’accord vise à relier chaque paiement à la monnaie native d’Internet et doit être étendu à l’Espace économique européen d’ici la fin de l’année. Pour les consommateurs français, cela signifie pouvoir choisir entre deux géants des réseaux internationaux, chacun rivalisant sur les frais de change, les récompenses en crypto et les intégrations avec les néobanques locales.

Dans le même temps, les acteurs nationaux peaufinent leur stratégie. Bien qu’ils n’offrent pas encore de stablecoins sur leurs cartes, des néobanques comme Lydia, rebaptisée Sumeria, ont investi 100 millions d’euros pour décrocher une licence bancaire complète et envisagent d’intégrer des rails blockchain dans leurs applications, selon le France Payments Forum.

Une fois leur transition MiCA finalisée, ces fintechs entendent tokeniser les soldes clients et les connecter aux réseaux d’acceptation Visa ou Mastercard, réduisant les coûts d’interchange et augmentant les marges sur les paiements de faible montant.

Partager :

Laisser un commentaire Annuler la réponse

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Pour aller plus loin

image
Finance

Pourquoi bâtir des revenus à la fois actifs et passifs est important aujourd’hui

Avec des industries qui se transforment du jour au lendemain et des marchés de l'emploi en constante évolution, se fier...

image
Finance

Crypto Week USA 2025 : à quoi s’attendre après l’événement ?

La Crypto Week USA, organisée du 14 au 18 juillet 2025 au Capitole à Washington, a été un moment clé...

15330 (1)
Finance

Pourquoi comparer les prêts professionnels est essentiel pour votre trésorerie

La gestion de trésorerie figure parmi les préoccupations majeures des entreprises. Trouver le financement adéquat pour chaque projet, que ce...

bbae7ad41391cd23cdd0602637837882
Finance

Les 5 meilleures stratégies pour gérer votre argent et optimiser votre patrimoine

Une bonne gestion de l’argent est indispensable pour faire perdurer un patrimoine. En réalité, des dépenses irréfléchies ou de mauvais...

image
Finance

Faut-il faire confiance aux sites de jeux d’argent offshore ?

Les sites de jeux d'argent offshore sont devenus des plateformes de divertissement dynamiques qui rivalisent, voire surpassent, les casinos réglementés...

image voiture hybride terme
Finance

Quels sont les coûts réels d’une voiture hybride sur le long terme ?

Appréciés pour leurs avantages en termes de rendement énergétique, les véhicules hybrides gagnent de plus en plus en popularité. Entre...

ceclair
Notre localisation

84, Rue Bonnet - 94400 VITRY-SUR-SEINE

Jki-instagram-1-light Jki-facebook-light Jki-twitter-light Jki-youtube-v-light

Liens rapides

  • Actualités
  • Business
  • Efficacité
  • Finance
  • Technologie

Support et légal

  • Contact
  • Mentions légales
  • Archive du site

Copyright © 2024 Ceclair. Tous droits réservés