20 consejos para crear tarjetas inteligentes eficaces
En los anteriores artículos, hablamos mucho de memorización, en particular, utilizando tarjetas inteligentes (o flash cards en inglés). Recuérdese que, son la causa simples fichas papel donde se escribe una cuestión sobre una cara y la respuesta a la espalda.
Estas unidades de conocimiento pueden en adelante memorizarse muy fácilmente gracias a algunos programas informáticos como Anki y Mnémosyne. Las revisiones de cada fichas se programan así según algunos intervalos de tiempo que dependen de la dificultad de la ficha. Se llama este tipo de programas informáticos de los “sistemas de memorización por repeticiones espaciadas” (o spaced repetition systems en inglés).
Hasta allí, el conocimiento que vimos eran bastante simple de formular. Así cuando vemos la lista de código cifras-sonido y la de las mnemotecnias para memorizar el orden de un juego de tarjetas que debe jugarse, se trataba de una simple correspondencia de una palabra con otro. ¿Pero hacer cómo cuando se deben memorizar cosas más complejo, por ejemplo aprender de memoria poesía?
Para eso, será necesario de reformular los conocimientos para que se pueda aprenderlos al formato “tarjeta inteligente”. Y ahí tienes 20 consejos que ayudaremos a llegar…
- No aprender antes de haber incluido bien : los estudiantes aprenden a menudo por corazón de las cosas que no incluyen debido a los exámenes que se acercan. Con todo, se aprende mucho más fácilmente y para más mucho tiempo las cosas que se comprendieron bien. Por ejemplo para fechas, informarse sobre el acontecimiento y el período que son asociados allí. Para una palabra de vocabulario: estudiar la raíz de la palabra y su etimología.
- Construir en primer lugar una imagen global del material que debe aprenderse : antes de aprender cada parte del tema a aprender, es bien saber cómo cada parte individual se imbrica para formar una estructura global. Por ejemplo conviene aprender cómo un motor funciona globalmente antes de memorizar el nombre de cada parte que lo constituyen.
- Ir de un esquema simplificado : no hay el dolor de estudiar el funcionamiento de un motor sofisticado de un Ferrari para enterarse de los rudimentos de la mecánica. Al principio, es bueno tener un modelo simple de las cosas. Éste servirá de fundación para llegar a lo sumo complejo.
- Tenerse a cuestiones simples : si se debe retener un apartado entero, es preferible recortarlo en varias fichas que preguntan sobre cada elemento clave en vez de crear uno grandes fichas para memorizarlo todo.
- Utilizar la supresión selectiva : on peut créer des questions avec des trous à remplir. Par exemple : "Bill … (nom) fût le 42e président des Etats Unis”.
- Utiliser des images : la mémoire visuelle est la plus développée chez les humains, mieux vaut donc utiliser un maximum d’illustrations pour apprendre.
- Utiliser des techniques mnémoniques : il existe des méthodes qui permettent de mémoriser plus efficacement certains types de connaissance. Reportez-vous par exemple à l’article sur le code chiffres-sons pour mieux retenir les nombres.
- Suppression sélective dans une image : créer une question avec une illustration où seul un élément est manquant est très efficace pour les matières très visuelles comme l’anatomie ou la géographie.
- Eviter les collections d’objets : en général il est difficile de mémoriser une collection d’objets d’un seul coup. C’est même assez décourageant d’être confronté à une telle somme de connaissance. Il faudra donc casser tout cela en morceaux. Par exemple si on veut savoir quels pays sont dans l’Union Européenne, mieux vaut créer plusieurs fiches qui indiquent à quelle date chaque pays est rentré dans l’union.
- Eviter les énumérations : une énumération est une collection ordonnée. C’est donc également une connaissance difficile à apprendre d’un seul coup. Pour la décomposer, il est bon de créer des fiches à trous où figurent l’élément précédent et l’élément suivant. Par exemple si je veux mémoriser l’alphabet, je ne vais pas écrire une fiche abcdefghijklmnopqrstuvwxyz, mais plutôt séparer tout cela en groupe de trois lettres, ce qui donnerait des fiches du genre : a…e, puis b…f, etc.
- Combattre les interférences : à mesure qu’on apprends, il peut parfois se créer des interférences dans les connaissances apprises. Par exemple on peut confondre la Guyane française avec le Guyana (Guyane britannique) et le Suriname (Guyane néerlandaise). Si le problème est récurrent, il faudra rapidement trouver une solution, autrement plus le temps passe et plus la mauvaise habitude s’imprime dans le cerveau.
- Optimiser la formulation des connaissances : il est important d’être simple et concis dans la formulation des connaissances. Par exemple pour mémoriser le mot “perspicace”, une définition classique pourrait être : “Doué d’un esprit pénétrant et capable d’apercevoir ce qui échappe à la plupart des gens”. Or on peut simplifier tout cela par : “Doué d’un esprit pénétrant et clairvoyant”.
- Faire référence à d’autres choses déjà mémorisées : on peut s’aider de ce qui a déjà été mémorisé. Par exemple pour mémoriser le mot “sagacité”, je peux me servir du mot “perspicacité” en posant la question : “Quel est le synonyme de perspicacité? (avec la notion d’odorat)”. Ainsi il faut savoir ce que “perspicacité” veut dire avant de pouvoir apprendre le mot “sagacité”. Cette question fait donc réviser la définition d’un mot déjà mémorisé.
- Personnaliser et fournir des exemples : il peut être bon de s’aider de choses concrètes et personnelles qu’on connait déjà. Ainsi, pour apprendre le mot “buffet”, on peut par exemple demander : “meuble bas dans lequel on range habituellement la vaisselle et les verres (comme celui de tante Georgette)”. L’allusion entre parenthèse aidera beaucoup à savoir ce qu’est un buffet par rapport à la définition brute.
- Utiliser les émotions : en créant des émotions grâce à l’humour par exemple, on mémorise plus facilement certaines réponses.
Par exemple, pour faire deviner une citation de Winston Churchill, on peut rappeler que Churchill était comparé à un bulldog :
Qui a dit : «Ce n’est pas la fin. Ce n’est même pas le commencement de la fin. Mais, c’est peut-être la fin du commencement.»? (le bulldog anglais) - Utiliser des labels pour simplifier les questions : au lieu de poser une longue question comme : “Quelle est la formule d’Euler en mathématique?”, on peut abréger par : “math : formule d’Euler”
-
Redondance : la redondance est parfois utile pour mémoriser, et cela ne contredit pas le principe de simplification.
Voici quelques exemples :- pour un mot de vocabulaire étranger : créer deux cartes mémoire vice-versa pour pouvoir réviser dans le sens “langue maternelle/langue étrangère” ainsi que dans le sens “langue étrangère/langue maternelle”
- pour une formule mathématique : se souvenir du raisonnement qui a été utilisé pour trouver cette formule mathématique
- pour un mot de vocabulaire : utiliser plusieurs synonymes
- Fournir des sources : il est parfois bon de citer des sources pour certaines données, par exemple si on veut mémoriser le nombre de manifestants en mai 68, le nombre est très différent selon la préfecture et selon les organisateurs

- Indiquer la date de validité : certaines données sont sensibles à une date. Par exemple la question : “Combien compte de personnes la population française?” doit contenir une date précise pour avoir un sens.
- Prioriser : comme on ne peut pas tout mémoriser, il faut prioriser pour s’assurer qu’on apprends les connaissances les plus utiles pour les objectifs qu’on s’est fixé. Prioriser inclue le fait de choisir des sources d’apprentissage efficaces, par exemple prioriser les livres par rapport à la télévision. Et aussi le fait d’extraire les informations qui ont le plus de valeur parmi le flot d’informations auquel on est confrontées chaque jour.
Tous ces conseils sont inspirés d’un guide en anglais pour le logiciel commercial SuperMemo, qui est un des plus anciens logiciels de mémorisation par répétitions espacées.
Si vous avez des idées complémentaires, n’hésitez pas à les partager avec nous dans les commentaires!
Tags: carte mémoire, flash cards, flashcard, mémoire, mémorisation, mémoriser, mnémonique, spaced repetition system, SRS
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Michael said,
Wrote on août 25, 2009 @ 11:27
C’est une liste intéressante !
Je n’ai jamais encore utilisé de flash-card mais je pense que la démarche en elle-même est efficace et produit des résultats.
J’aurais ajouté le fait de présenter et d’expliquer ce que l’on apprends à quelqu’un. C’est l’un des moyens qui marchent le mieux pour moi.
Symptome said,
Wrote on août 25, 2009 @ 18:06
Un bon article mais je n’ai pas encore les compétences pour faire moi même ma propre carte !
Bonne fin de journée, Gael
Argancel said,
Wrote on août 26, 2009 @ 20:04
@Michael : si tu veux t’y mettre, je te conseille plutôt le logiciel Anki. En fait, le plus dur, c’est pas de s’y mettre mais plutôt de se discipliner pour réviser régulièrement. Pour ma part, j’ai toujours envie d’apprendre de nouvelles choses, alors que réviser, ça donne l’impression de ne pas avancer. Et pourtant c’est crucial!
Ta remarque sur le fait d’expliquer à quelqu’un est pertinente je crois surtout pour la phase de compréhension. Après quand on a les idées claires, on n’est pas forcé de décrire la carte comme on l’enseignerait à quelqu’un, par exemple moi dans mes cartes j’y associe souvent des choses personnelles qui ne parleraient pas du tout à d’autres personnes que moi
@Symptome : merci pour le commentaire. Si tu essayes, tu verras que ce n’est pas du tout sorcier d’utiliser ce genre de logiciel!
Michael said,
Wrote on août 27, 2009 @ 9:11
Merci du conseil, je vais m’y coller. J’ai un sujet sur lequel je voudrais justement mémoriser les choses. Je te comprends sur le fait de vouloir découvrir sans cesse de nouvelles choses… J’ai le même travers.
Jedix said,
Wrote on août 27, 2009 @ 11:22
Est-il possible de switcher question/réponse, pour avoir le vocabulaire une fois dans une sens, puis dans l’autre ? Si oui, quelle est la démarche à effectuer ?